WOC 2013 – Dimanche, finale et supa sesh

RDV aux aurores à la Perroche pour le crew. Les rideurs sont conviés quant à eux vers 9h30 pour le briefing, départ possible 9h45.

Les conditions font moins sautiller de joie que vendredi, la marée basse est à 10h30, normalement le vent faiblit et tourne onshore. Il faut déjà se battre un peu en 5.2 pour planer, voilà qui ne présage rien de bon pour la suite. Pendant la matinée, les vagues prennent de l’ampleur, se rangent un peu, contrairement au vent qui baisse assez pour ne pas planer sur un bord. Chaud le heat! Je joue dans la finale perdante avec comme l’an dernier Laura Morin, Carole Gauyacq et Ludivine Blanchard. A part le soleil, même conditions légères, même orientation side-on que je ne peux pas voir; j’aurai un peu mieux surfé et fait un vrai saut basique, mais encore trop de temps dans l’eau en stress devant le reef. Résultat, même classement: 3e du heat. Le grand changement, c’est qu’il y a quelqu’une derrière moi… Un peu déçue mais je n’aurai pas pu faire tellement mieux avec mon niveau dans du side-on light. On verra l’année prochaine…

Les gars ont déchiré: (JM de Ridder for you)

L’apèm’, j’ai finalement regardé la super session de la plage, trop froid pour repartir à l’eau. Nathalie Cottard a envoyé, j’ai encore pas mal de chemin avant de la rejoindre… Dans un heat on se concentre sur la façon dont on navigue et je n’avais pas remarqué toute la mesure de son talent et de son engagement. Une bonne claque… Le shorebreak à marée haute est devenu un poil dangeraux si on ratait le timing. Ludivine a failli en faire les frais en se faisant coincer devant la digue (à gauche de la marmite).

Loïck Lesauvage qui a impressionné son monde par son aisance au surf
Paulo s’est fait plaisir en freestyle!

Je me moque, mais il en pose des moves, le bougre.
Remise des prix avec lot spécial pour le vainqueur, Kilian du Couedic, qui l’a bien mérité (sa victoire), même s’il s’inclinait devant la forme éclatante du 2nd, Vincent Caro. Les organisateurs bénévoles ont fait un boulot fantastique pour cette édition, malgré quelques embrouilles internes au club de la Perroche.
Video en ligne ici: VIDEO ou à la source: YOUTUBE

 A L’ANNEE PROCHAINE BIEN-SÛR!

WOC 2013 – Samedi, shabbat

Un vrai sabbat du samedi pour tous les fêtards du vendredi! Certains ne reparaitront que dimanche au briefing ^^

Jean-Math avait proposé la découverte des Palles le matin et des Boulassiers l’aprèm’. Enfin une occasion de découvrir le mythologique spot des Palles dont tout le monde parle, dans de relativement bonnes conditions de sécu.

Carotte!

Loïck Lesauvage est allé tester, le vent était ultra léger. Déçus, la quinzaine de riders matinaux est allé prendre un café en attendant le vent. Celui-là, on ne l’a pas vu de la journée!
Bonnes conditions en revanche pour le surf et stand-up:

WOC 2013 – Vendredi, météo capricieuse

RDV au spot des Huttes, qu’on m’a décrit comme da spot of Oléron Island quand je postulais pour une saison à l’école de voile de coin.
Une fois trouvé l’endroit (c’est-à-dire après avoir fait demi-tour 2-3 fois pour reprendre les bonnes routes), et salué tous ceux que je connaissais, lookage du spot: c’est grand, avec des vagues qui lèvent sur deux dalles et des machins un peu massifs qui explosent au fond. Le vent est un peu mou, mais encore bien orienté.

Briefing by Jean-Math’ de Ridder qui a tendance à faire l’impasse sur les filles (pourtant au nombre world class de 8!), et lancement des heats.


Je me mets à l’eau deux heats avant le mien, histoire d’anticiper une éventuelle galère dans le shorebreak et le temps de se placer sur le spot en se prenant des boites. Et le temps de virer toutes les algues que j’ai ramassé au bord… Le vent était en train de faire quelque chose comme ça:

vent
Autrement dit, on se retrouve avec 13 nds onshore tellement anémiques que même en pompant, je n’ai pas réussi à prendre une vague. Après 10secondes de planing, un jump, une boite, et le reste à ne pas remonter au vent, direction la plage. Je refuse de courir là-dedans!
Après avoir eu bien le temps de me refroidir en combi mouillée sous la pluie, la décision est prise de déplacer la compèt’ sur le spot des Poteaux, près du phare de Chassiron. Les connaisseurs l’ont décrit comme un spot avec 300m de plat avant d’arriver sur une barre dure à passer sans planer (voire impossible) et sans shorebreak au bord.
Une fois sur place, en entendant le doux son des galets roulés par les vagues du bord, Alerte rouge pour la Black Local! (qui s’est pris un caillou mais à terre)

C’est curieux comme le vent a pris des tours en chemin!

Je pars un heat avant le premier des girlz, où je livrerai une bataille acharnée bien qu’inégale contre Marie Gicquel, alias l’hawaïenne, Nathalie Cottard du Morbihan croisée à la Torche et Laura Morin d’Oléron, que je connaissais de la précédente édition de la WOC. J’avais fini 3e, mais dernière.

Grosse pression devant le shorebreak assez gérable, il faut le dire, et départ en 15 secondes chrono comme si j’y risquais ma vie.
Au taquet en 5.2!. Dans le heat en lui-même, je n’ai rien fait de transcendant à part des high jumps et un saut où je me suis dit en plein milieu « On va tenter un back quand même »! Ce qui a donné quelque chose de super chelou:

J’ai pris une vague pas très grosse mais où j’ai pu caser quelques rollers. C’était le cheveu de liliputien qui a fait la différence dans les scores, j’ai fini 3e du heat!
En gros, Laura et moi on restaient dans les petites vagues mignonettes devant, et Nathalie et marie sont allées jouer au fond dans 2m (la mousse blanche au fond de la photo). J’ai tenté de passer la barre 2 fois, la 1ere c’est passé mais je n’ai pas chopé de vague au retour, et la 2e fois glouglou.
Pendant le 2e heat des filles, le vent a pris 4-5 nds, histoire de corser les choses. On a eu du pot 😐
Reste de la journée free session au milieu de la zone de course comme j’aime, en 4.7 trop toilée pour tester le twin Quatro maquillé en RRD twinser 74 de Max. Ce machin pèse vraiment un âne mort comparé à la Black Local. Les ailerons sont dentelés, le pad se décolle, elle a des rèp un peu partout, MAIS Max n’a pas réussi à le casser en deux, donc j’ai de la marge. C’est vraiment un critère de qualité très fiable ^^
Il m’avait dit la même chose pour son wish carbone auquel il manque maintenant la moitié du grip, pour l’instant RAS.
J’ai pas mal nagé au fond, discipline dont j’ai à présent une grande maîtrise, et j’ai découvert les bonheurs du twin: CA TOURNE QUOI!!!!!! REVOLUCION!!!! J’aurai pris une masse de 2m en surf, je ne suis pas encore habitué à surfer cette taille donc perfectible.
Pliage sous la pluie en récupérant un harnais perdu dans l’herbe, retour maison, douche, et direction le bar de La Suite pour une soirée très, très animée:

WOC 2013 – Railtrip

Prévue et planifiée depuis longue date, pas question de rater la Wave Oléron Classic! Les conditions seront au rdv, c’est parti pour organiser la logistique:

Aller en train (pas trouvé de covoit’ boardbag friendly avec barres de toit), sans monter dans le TGV:

Bellevue / Montparnasse 12h28
Pas trop trop de monde dans le wagon de queue, à la verticale ça passe crème.

 

 

 

 

 

Paris / Le Mans 13h06
Tendax jusqu’à Rambouillet, plus de place dans la rame alors que le boardbag en prenait 5… Je me suis un peu cachée avec un air de « c’est pas à moi » quand les gens essayaient de passer… Passé Chartres, ça s’est bien éclairci.

 

 

 

 

 

 

Le Mans / Nantes 15h23
Au départ je devais prendre un TER à 17h, mais après l’expérience du Mans, j’ai préféré en prendre un en heure creuse.
Tellement creux qu’il devait y avoir 10 personnes à tout casser… A l’aise!

 

 

 

 

 

 

c’est pourtant vrai que ce truc est flippant

Nantes / La Rochelle 17h15

La partie la plus relax du trajet, parce que je savais exactement à quel endroit caser ce foutu cercueil sans gêner personne. Hé oui, le transport de trucs hors gabarit en Intercité, je connais. Sans compter un coup de pot énorme, l’intercité précédent avait été retardé, ce qui m’évitait 2h d’attente dans la gare – certes sympathique –  de Nantes.
Pour une fois, je suis tombé sur des pointilleux, qui en passant devant la platefrome où je m’étais un peu étalé, ont fait une annonce micro qui demandait « au propriétaire des planches à voile de se rendre en voiture 15 ».
Et de un, ma planche était devant le tier supérieur de la porte, donc gênait les personne de plus d’1m65 pour rentrer, et de deux, en voyant que j’avais laissé mon sac devant la porte d’en face de façon totalement désinvolte, j’ai appris que les voyageurs qui descendaient étaient suscpetibles de le balancer en descendant.
Calmos les mecs, on arrive à la prochaine gare dans 20 minutes…
J’ai bougé le boardbag comme il se tient sur la photo, et pendant le reste du trajet j’ai discuté avec un ramoneur qui allait à Toulouse.
La discussion a commencé avec une anecdote qui m’a fait réfléchir.
Un de ses collègue avait oublié son sac dans une gare à l’aller, vers 6h du mat’. Au retour, 10h plus tard, train retardé à cause du service déminage qui allait faire sauter un colis suspect. Le gars a pourtant bien fait comprendre que c’était son sac, sans succès.
Et pour finir, la Rochelle / Oléron 20h15 en voiture de loc!
J’ai senti le mec rassuré quand il m’a vu partir avec une portière ouverte, que je ne voyais pas à cause du bag.
Vous avez pu constater un aspect de ma personnalité, qui consiste à donner une impression d’insouciance totale, de petit-bonheur-la-chance doublé d’optimisme niais en pensant que tout va bien se passer (mais qui tend à disparaitre), tout en étant la plupart du temps absolument consciente de la situation et de ses risques inhérents. Détendue, quoi.
Le pire dans tout ça, c’est que j’ai rarissement eu de problème.