PWA 2017 – le Meilleur du Pire

20748307_1709183862456687_8480363861558898849_oVous trouvez ça cocasse de faire un bilan de saison la veille des inscriptions de la première étape de l’année? Moi aussi ^^

La plus grosse fiche de la saison: à Ténérife

Je crois que c’est l’avant-dernier ou le dernier jour de la compétition que Sarah-Quita, ma voisine de parc coureurs m’a fait remarquer que les ailerons avants asymétriques de ma planche (un quad Quatro LS) étaient intervertis… « Mais bon ça n’a pas l’air de t’avoir trop gêné quand même » a repris Maria Andres qui avait remarqué cette configuration audacieuse la première. Hilarité générale. Je n’ai pas vu trop de différences pour le départ au planing en tout cas ^^ C’était « Martine découvre le quad », pour vous servir!

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Regardez bien

Objets perdus

Un sujet sensible.
– Première sur la liste, une Gopro perdue sur le reef – enfin le magma rocheux dégueulasse de Pozo – pendant la dernière session de mon dernier jour sur place, en n’ayant pas mis la ficelle pour sécuriser la pince.
– une paire de chaussons à Pozo aussi, mais je ne vois vraiment pas comment ni où…
– dépouillage en règle de mon chrono de régate dans une bonne grosse mousse d’El Cabezo
– oubli d’un mât près du bord à marée basse après dégréage. Celui-là, c’était du high level. Malgré une petite investigation sous-marine après la compet par eau plus calme, je n’ai rien retrouvé. Seule compensation, j’aurai eu le privilège de rencontrer Graham Ezzy himself pour lui racheter un mât. Pas si mal ^^
– une tong perdue lors d’une folle chevauchée sur le porte-bagage du vélo de Justyna à Sylt pour aller prendre ma seule douche chaude de la semaine dans leur maison

Beau score! Quand je suis fatiguée en général, c’est là où j’ai les meilleurs jackpots.

BAD TRIP

Le plus dur pour moi fut finalement LA SOLITUDE. Tsoin tsoin. Partir plus d’une semaine loin de chez moi sans avoir vraiment d’amis sur les compétitions, ni grand-monde avec qui échanger en fin de journée, partager un appartement ou même juste les repas, c’était dur. Etant plutôt d’une nature timide et renfermée, je n’ai pas essayé de m’incruster chez les autres pour faire passer les soirées plus vite. A Ténérife j’ai passé la plus grande partie de la semaine à découvrir que les loueurs de chambres AirBnb font généralement preuve d’une discrétion qui ferait passer le caméléon pour un amateur. Heureusement je passais la fin du séjour au Casa Grande Hostel dans une ambiance chaleureuse dont j’avais grand besoin pour chasser la tristesse d’une mauvaise nouvelle tombée en plein milieu de la compétition – en plus du fait de me prendre tôle sur tôle sur l’eau (mais ça, ce n’était pas une surprise). Sylt ne fut pas un séjour également très dense sur le plan des relations humaines puisque j’avais choisi de passer la semaine en camion sur le parking coureur. Ca m’a permis de mieux connaître mes voisins les freestyleurs sans toutefois vraiment rentrer dans le cercle.

J’aurai eu la chance de rencontrer des gens qui seront devenus de vrais amis au fil des voyages et parfois paradoxalement en marge de la compétition. Entre les liens de longue date qui lient la plupart des coureurs en groupes quasi étanches et mon propre sentiment d’infériorité vis-à-vis d’eux, j’ai eu un peu de mal à me faire ma place. Un grand merci d’ailleurs à mon chéri qui est venu me supporter au sens français et littéral du terme au Danemark 😉

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Ce que je viens d’écrire me paraît dégouliner de mièvrerie, mais j’ai un réel besoin de contact humain pour rester en bonne santé mentale et physique. Oui, je veux des câlins et des amiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis ^^ Pour cette année j’essaierai de trouver des solutions pour moins faire cavalier seul mais je ne pense pas encore franchir le cap de demander s’il reste de la place dans l’appart’ de Jules Denel et consort. Very dangerous, my friend.

Terminal Zen

Aéroport CDG, Terminal 2, samedi août. Deux boardbags. 200 mètres de queue en épingle. Loi antiterrorisme. « Restez avec vos bagages ». Tout est dit. Bande de scrogneugneus!

 

Autres moments de stress: mes premiers heats à Pozo! Quand j’ai compris que je n’avais aucune chance, ça s’est tassé. Le pire, c’est quand je me mets la pression en me disant que je pourrai peut-être gagner le heat. C’est la raison pour laquelle je transpire le défaitisme en permanence, ça me détend de savoir que l’issue du heat est sans équivoque en ma défaveur. Aucune pression. Maintenant que j’ai vu où je me situais par rapport aux autres rideuses de la PWA, je suis très très détendue, mais également très déterminée ^^
Avant cette première PWA au Maroc, je suis toujours aussi stressée…

A se taper la rallonge contre les murs

Petit détail anodin, les rallonges europin classique sont une véritable chienlit en compétition quand on laisse le matos gréé plus d’une journée. J’ai du passer pour une folle à Sylt vu le nombre de fois où j’ai essayé de décoincer le pin de mes rallonges bloqué par le bon gros grain de quartz teuton en frappant sur le béton des digues avec. Avec Lena Erdil et quelques autres aussi, on aurait pu fonder la secte des Europins Bashers. Celui d’El Médano était bien collant aussi, dans le genre. Plus jamais ça! En rentrant je me suis précipitée sur leboncoin pour trouver des rallonges en pushpin, comme mon chéri qui a toujours raison sur le matos, sauf sur la rallonges en carbone :p Depuis, c’est bien plus sereine que j’abandonne des gréements plus de deux heures sur une plage en compétition. Youpi!

 

Slalom vs Vague en compet

Comme disait Greta Benvenuti, l’avantage des compet’ de slalom, c’est qu’on navigue. Effectivement, je n’ai jamais passé autant de temps sur l’eau qu’au Danemark où le vent a soufflé tous les jours, mais je crois ne jamais m’être autant caillée en fin de journée après des heures sur l’eau à attendre les heats! Il est vrai que pour naviguer entre les heats en vague, ça va du compliqué à l’impossible en fonction du golgoth qui garde la zone de course, chevauchant son intrépide jetski. Quand la compétition est interrompue, beaucoup de monde se retrouve sur l’eau au même moment, en tout cas sur des petits spots comme Pozo. A choisir entre les deux… Ben… Je ne sais pas. Tant qu’il fait chaud, ça passe!

En avant moussaillon!

Je finirai ce florilège non exhaustif par mes grandes satisfactions de la saison 🙂 de un, je passe le virement, CHAMPAAAAAAAAAGNE! De deux, je fais des fronts de moins en pire. De trois, j’ai du apprendre à sortir des tabletops vaguement potables en deux semaines, ça se fait bien. Et quatre, je tiens à souligner que je n’ai pas cassé de mât et déchiré qu’une seule voile. Ou deux. J’ai subitement un doute.

Un immense merci à tous ceux qui m’auront filé un coup de main et qui m’auront encouragé tout au long de cette année bien chargée et forte en émotions, merci merci merci mille fois!!!

A très vite pour les nombreux déterrages d’archives à venir et le CR du Maroc, beslama les potos!! Pas trop de photos pour l’article, l’internet rame un peu 🙂

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3 réflexions sur “PWA 2017 – le Meilleur du Pire

  1. Salut Mar(t)ine 😉

    Je me retrouve pas mal sur le côté « bad trip », j’ai une nature proche de la tienne (sauf que moi je dis « réservé » au lieu de « renfermé » ^_^ ), mais du coup ça m’amène une question :
    qu’est-ce qui te motive à aller sur des compets où tu vas être plus ou moins isolée et où tu sais que ce côté-là sera difficile à vivre pour toi ?
    Pour moi savoir que des potes (ou au moins des connaissances sympas) seront à une compet’ est un facteur important de motivation, pour partager tous ces moments sur l’eau et à terre, alors qu’au contraire si je sais que je vais pas me sentir à ma place, j’oublie direct.

    Et je pense que tu as bien fait d’en parler, ça poussera sûrement des personnes à venir vers toi plus facilement ou à t’inviter à les rejoindre (et puis à force d’être présente tu vas aussi faire ton trou).

    Très bonne saison 2018 😉

    J'aime

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