Championne de France de vague 2019!!

podium france sioux 2019
Photo: Jérôme Houyvet

Je me permets de spoiler carrément l’issue de la compet’ avec ce titre sobre et contenu tellement je suis contente du résultat et du symbole après des années à faire le Yellow Submarine. Je retournerai à mes petites habitudes d’auto-flagellation dans quelques jours.

PRECHAUFFAGE

Comme beaucoup, j’étais persuadée que le championnat allait être lancé l’avant-dernier week-end de la waiting period avec des prévisions de vent d’Est pas si dégueu sur Windguru. En théorie. Théorie que j’ai pu confronter à la réalité le dimanche pendant la compèt locale du PNH à Urville, pour en conclure que les sages du club connaissaient bien leur spot. Le samedi, le vent rentrait bien sans les vagues, et le dimanche la marée n’aurait jamais laissé le temps pour terminer le tableau. Point de vue condices stricto sensu, on aura eu du 4.2/4.7 bien toilé, assez onshore, onglée douce à moyenne sur l’échelle de la douleur avec des vagues disons « compétitionnables » mais qui ne m’avaient pas marquées. Autant sur le moment la décision de reporter me paraissait évidente, autant après coup, c’était 10 fois plus facile que le Siouville 100% onshore qu’on aura eu dimanche matin. Mais je m’emballe sur le spoil.

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Photo: Willy Marion

PNH Style

Petit aperçu d’une compet’ régionale typique du PNH: cette fois-ci on était 8 windsurfeurs mais il n’est pas rare qu’on soit une quinzaine et autant en surfkite. Jeanne Rosette, locale urvillaise s’était motivée pour venir entre deux gardes en pharmacie, et vu le froid pénétrant de ce dimanche matin de décembre, ça méritait un respectueux tirage de chapeau. De mon côté, j’avais déjà commencé ma réacclimatation européenne après 3 semaines en short à 35°C sans jump par une marée montante à Gâvres particulièrement râpeuse. Urville par NE en était la continuité parfaite.
Le briefing se résume en général à: « Voici vos heats, on se met en place au poste de secours. Premier départ dans 15 minutes ». S’ensuit un départ en trombe vers ledit poste de secours SNSM au milieu de la baie où le grand camion bleu du PNH est déjà garé, soit sur la cale par marée haute, soit sur la plage par marée descendante. Les heats de 10 minutes se jouent à l’impression générale, début du heat = klaxon, drapeau levé; fin du heat, drapeau baissé. Plus simple, tu meurs. En même temps, les températures du coin incitent à une certaine efficacité pour limiter un maximum le temps passé à congeler sur la plage. Voyez plutôt:

Ce dimanche, imaginez tout pareil dans l’autre sens avec Alex Grand-Guillot moins à l’aise que d’habitude et Yann Sorlut qui déchire tout.

Bien que le NE ne soit pas chose rare dans le Cotentin, les waverideurs locaux font absolument tout pour éviter de naviguer en tribord, et à part Antoine Butel et Yann, on ressemblait en majorité à des manchots qu’on pousserait du haut d’un rebord de fenêtre pour qu’ils s’envolent. Petit rappel, le manchot, contrairement au pingouin, ne vole pas. J’ai réussi à gagner la finale perdante, sans doute grâce à mon seul vrai surf sans tomber de la journée. Au moins ça aura eu le mérite de me motiver à re-jumper un peu, et c’est toujours plus sympa que d’aller cristalliser dans son coin. En plus j’ai pu rencontrer un kiffeur super sympa, et je vais arrêter la digression, sinon on y est encore demain.

Arrivée au club en 806-brousse avec Justin Denel, bientôt parisien en CDI et quelque peu embarrassé par la grève des transports. Alix Robert, autre parisien notoire, aura réussi à trouver un train le vendredi.

LE RETOUR DU CHAMPIONNAT DE VAGUE

france sioux 2019
Ne pas mettre le chauffage à fond avec ça dans le coffre…. Photo: Zorglub

L’accueil du club pour le championnat de France n’avait rien à voir avec la compet’ du dimanche habituelle. Le PNH avait sorti les grands moyens, dûment soutenu par de nombreux sponsors: un bénévole par coureur (45 pour 40 compétiteurs), l’apéro 100% local offert avec l’inscription, Jérôme Houyvet en photographe officiel, Colin de SoRad le Mag en commentateur live, 8 filles dont certaines carrément enrôlées presque de leur plein gré pour remplir les quotas qui rendaient le titre femme officiel, Antoine Martin en tête d’affiche, Pierre le Savoureux adhérent du club qui faisait la sécu sur l’eau en jetski ou en planche selon les condices… On sentait que le club qui avait récupéré les deux ans de délégations du championnat de la FFVoile voulait se montrer à la hauteur de l’ex Rip Curl Windsurfing Pro Tour dirigé par Jean-Baptiste Caste. Bien occupé par sa florissante activité professionnelle, le Rip Curl a été malheureusement délaissé pendant deux ans par son créateur avant que le PNH ne reprenne le flambeau. D’ailleurs je le remercie pour nous avoir laissé en héritage un quota négocié auprès de la fédé qui exigeait 12 filles pour valider le titre contre 8 aujourd’hui.

SAMEDI – CLASSIC SIOUX

Un créneau de vent se présentait en fin de journée qui demandait un peu d’optimisme pour y croire, mais l’orga voulait essayer de gagner du temps sur le planning du dimanche qui s’annonçait ultra-serré. Le vent avait l’air de vaguement se lever, les vagues semblaient plutôt moyennes mais au briefing on nous a demandé de gréer pour être prêtes à aller à l’eau rapidement. Pas du tout convaincue, en plus d’être en terrain connu, j’ai préparé le matos en traînant des pieds et en faisant ma locale du spot « ouaiiiiiiiiiiiis mais j’pense vraiment pas que ça s’lève tu vois » jusqu’à ce que je croise Yann qui s’étonnait de ma nonchalance à 3 minutes du premier départ possible à 16h45.

Troll fear

– QUELLE HEURE?

A 17h00, j’étais à l’eau avec sans rien oublier (elle est là, la solid performance) grâce à David qui m’a fait gagner 15 secondes en m’apportant ma board sur la plage. Je me suis mordu les doigts aussi fort que dans la pub des crêpes Whaou de ne pas y être allée plus tôt tellement c’était sympa. Soleil couchant, 15nds, un mètre et plus dans les séries, un vent suffisamment side, Siouville comme j’aime. Pas de pot, le heat a été annulé parce que j’étais la seule avec une planche suffisamment grosse pour faire quelque chose. Lucie avait réussi à prendre quelques surfs malgré tout, belle motivation de sa part elle qui est plutôt spécialiste du slalom 🙂 J’ai continué de naviguer jusqu’à ce que le vent tombe assez pour devoir rentrer à la nage.

Le temps de revenir au club pour la soirée offerte par le Baligan, le repaire des surfeurs de Sioux spécialiste du burger post-session qui reconstruit les fibres musculaires mieux qu’aucun autre, la vidéo du jour était déjà montée:

Efficace, le PNH.

DIMANCHE – VOUS REPRENDREZ UNE MOUSSE?

La journée a commencé par l’apparition d’une faille temporelle de 25 minutes exactement entre le moment où j’ai éteint le réveil et le moment où je suis sortie du lit à 7h50. De l’auberge de Jeunesse de Cherbourg, j’en avais pour 30 minutes de route.
Le premier heat était programmé à 8h30 sans pitié pour les retardataires, ça, je l’avais très bien entendu.

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– sms désespérés avant de partir –

Heureusement, le programme de la matinée était de mon côté: on passait après les 8 premiers heats des mecs. PFIOUUUUUUUUUUUUUUUUUU sauvée! En revanche le spot s’était lui aussi levé du pied gauche: vent d’Ouest un peu capricieux et grosse barre de mousse attendaient sournoisement leurs proies. Il faut savoir que par vent d’Ouest, en général tout le monde navigue à Urville (vent side) mais le spot ne marche que par forte houle et sur un certain créneau de marée, infaisable pour une journée de compétition. Ce qu’il faut également savoir, et que vous pourrez constater sur toutes les mappemondes enluminées du commerce, c’est que la plage de Siouville se poursuit en arc de cercle. Un grand arc de cercle, certes. C’est avantageux pour partir du bas de la plage avec plus d’angle, mais techniquement, plus on cherche à s’éloigner de son point de départ, plus on finit par se rapprocher du bord. Cette réflexion sensée sur le fonctionnement du spot ne m’a pas empêchée de me croire à Sylt et de passer mon premier bord à abattre pour garder de la vitesse, jusqu’à arriver trop bas à ce fameux point critique de la barre de Siouville, en face de l’hôtel-crêperie, où le pic est le plus féroce. Et là, paf.

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Faisant suite à la présente, j’ai lâché le matos qui est parti vivre sa vie d’objet flottant en direction de la plage pendant que je cherchais la surface. Je devrai me remettre au cardio parce que cette petite virée sous-marine m’a paru suffisamment longue pour commencer à flipper. Alors que c’était quand même pas gros. La suite est une humiliation comme seules les conditions onshore peuvent vous en faire subir… Une fois le matos en main, il restait encore 5 minutes de heat sur les 10. Le temps de tenter des surfs backside sur des mousses de 10cm (mais devant les juges, ça double les points) et des speedloops sans les pieds. Mon amie Véronique Le Razer qui habite Siouville avait pris le même chemin que moi, sans plus de succès. Mon sentiment d’après heat:

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– ça passera JAMAIS –

Malgré ce gros ratage, je suis passée en finale, comme quoi il s’agit parfois de faire le heat le moins pire.

FINALE GAGNANTE

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Photo: Fabien Duboc

Pour notre finale avec Nuage Le Derff, Camille Levos, ancienne championne de la région et Alice Groult une autre rideuse locale de bon niveau, le vent eu le bon goût de tourner OSO, ce qui change absolument tout et rend le spot beaucoup plus accessible. Nuage était capable de me battre sans problème, et si Camille et Alice avaient dépoussiéré leurs planches après plus d’une année sans naviguer rien que pour nous, pour que le titre de championne de france soit officiel (quota de 8 rideuses minimum) ce qui est vraiment touchant, tout le monde dans le coin savait qu’elles avaient un bon niveau.

Contrairement au heat précédent, j’ai réussi à faire ce que je voulais, c’est-à-dire poser un forward sans qu’un membre ne se désolidarise en vol, tenter un back (bien foiré celui-là) et surfer une vague jusqu’au bord. D’habitude j’abandonne assez vite le tricotage, mais là, je voulais gagner et chaque surf de moussette insignifiante compte. Nuage qui est pourtant la spécialiste du pétage de score de dernier minute n’aura pas eu la réussite qu’elle a d’habitude et j’ai remporté le heat apparemment sans équivoque.

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Photo: Fabien Duboc

Les gars ont enchaîné la double élimination après une simple assez technique, galvanisés par les commentaires enflammés de Colin qui tenait bon sur la plage malgré son dos en mauvais état, le forçant à faire des pauses régulières. La compétition se sera arrêtée avec la nuit sans aller jusqu’aux derniers heats, mais tout le monde aura au moins couru deux fois. Journée intense!!! J’envoie des champs de fleurs aux bénévoles de la pavillonnerie qui sont restés en poste toute la journée malgré le froid et l’averse ultra-violente de début d’aprem, j’ai mieux compris les petites confusions d’aperçu et de drapeau rouge ^^ aux dernières nouvelles, l’hôpital de Cherbourg attend toujours des organes pour des greffes de doigts. D’ailleurs c’était mignon de voir les nordistes se souffler sur les mains en Normandie.

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Il fallait remonter la pavillonnerie, les drapeaux et tous les véhicules avec la marée! Photo: French Windsurfing Tour

COUACS

Le jugement, comme souvent, aura été critiqué. Dans des conditions onshore avec des heats à 4 et deux sauts comptés, il fallait s’y attendre, ce sont de loin les pires conditions pour essayer de tout voir avec des coureurs qui sont parfois à des centaines de mètres les uns des autres, hors-zone sans le savoir etc… David Vandenbossche, le chef-juge et président de la base nautique Océan qui organise entre autres l’AFF de Ouistreham (et waverideur au passage), avait mis en garde tous les coureurs dès le premier briefing: aucune réclamation ne sera acceptée. Les juges étaient 5 plus une vigie qui scrutait tout le spot, répartis dans deux camions en bas de la zone de course de manière à avoir la paix pendant les 8 heures de compet. Pour l’avoir fait une seule fois à l’YCO Wave contest, juger sans rien rater dans ces conditions est quasiment impossible. Là où ça coinçait, c’est que pour obtenir les scores finaux, si j’ai bien suivi la meilleure et la pire des 5 notes étaient retirées du total des points. Quand 3 juges avaient raté un move et qu’il y avait donc trois zéros, ça faisait vite mal. Je n’ai pas interrogé David à ce sujet, mais en outre, il est également que tous les juges notent sur la même échelle: par exemple pour la même vague, un juge peut donner un 5, l’autre un 3, et pour la suivante 4 et 2. Ils sont tous les deux cohérents dans leur propre notation, mais pour avoir une moyenne représentative, il faut toutes les notes.

D’un autre côté, chaque rider qui a un peu l’expérience de la compet sait que potentiellement les juges peuvent rater un move, ça arrive d’ailleurs fréquemment sur le Tour PWA sensé être professionnel et dont la qualité du jugement est vertement critiqué année après année: des juges peuvent admettre une erreur après visionnage du live vidéo sans modifier les résultats. Un enchaînement de « malchances » et adieu les sponsors! Si vous donnez le choix aux rideurs entre une épreuve avec un jugement équitable et juste et un gros prize money, tout le monde lève la main pour l’équité sportive (véridique). Sur le championnat de France, les juges étaient bénévoles, contrairement aux juges PWA qui sont défrayés et payés. La stratégie de course, c’est aussi de rester bien en vue des juges pour éviter ce genre de surprise désagréable qui provoque régulièrement des crises de nerfs sur le World Tour.

arrianne aukes sylt

« I am very happy with my sailing in the double elimination.[…] Sadly enough the judges missed my forward in my heat and I didn’t pass, but I was happy with my good wave scores and it’s nice to feel improvement! » Sur le moment, elle était moins philosophe que ça…

D’après Colin, ça se passait mieux du temps du Rip Curl Pro Tour où les riders se jugeaient à tour de rôle. Je n’ai pas de recul sur la question, ce sera au club de faire son debriefing et à ceux qui ont l’expérience du bin’s de donner leur avis. Mon expérience du Rip Curl qui disposait de moins de moyens humains et de plus de souplesse, c’était aussi JB à la fois organisateur, coureur et juge qui parfois ratait un saut pendant qu’il tournait la tête 3 secondes pour répondre à quelqu’un. Rien ne sera jamais parfait mais il y a sûrement un juste milieu à trouver entre l’esprit freesurf et l’esprit fédé. Concernant l’organisation en tant que telle, en revanche, tout le monde a chaudement applaudit l’engagement du club.

LE PERIL JEUNE

Les deux-tiers des coureurs avaient moins de 30 ans. S’il n’y a pas de quoi redonner le sourire à n’importe quel planchiste resté dans le c’était mieux avant, je ne sais pas quoi faire, à part l’emmener à la prochaine édition. Antoine Martin, le grand talent guadeloupéen explose enfin cette année et devient champion de France à 26 ans, Alex Grand-Guillot finit 5eme ex eaquo avec Baptiste Cloarec, auteur du premier double front de la journée et Titouan Flechet finit 7eme à même pas 20 ans devant des vétérans comme Yann Sune ou des locaux brillants comme Antoine Butel.

Alex et Titoun
Photo: Thierry Delange

Yann Sorlut en backloop millimétré

Yann Sorlut a usé de tout son savoir-faire de compétiteur pour finir sur la deuxième marche du podium sans perdre son deuxième genou dans la bataille, et Nicolas Agkazciyan, gros client en jump et freestyleur émérite prend la 3eme place.

Les Ch’tis avaient fait le déplacement en masse pour faire front face aux Normands et aux Bretons, une belle bagarre régionale à laquelle il manquait les sudistes et les morbihannais pour qu’elle devienne générale. A l’exception de Nicolas Akgazciyan arrivé en last minute, les sudistes ont répondu absent. Astrid Muldoon et Bastien Ribaucourt avaient un mot d’excuse du médecin, mais on pouvait sentir comme une pointounette de moquerie dans la fausse page facebook « Coupe de France de Vague » créée puis supprimée pour l’occasion. En même temps les gars, le French Windsurfing Tour, ça faisait jeune mais un peu too much ^^ On demandera à l’EPR d’ouvrir les vannes pour 2020, histoire de réchauffer l’eau :p

LUNDI – SUPERSESSION

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Baptiste acclamé après son premier heat. Photo: FWT

Là où le talent et l’engagement des jeunes s’est vraiment révélé, ce fut pendant la super session du lundi. On va passer rapidement sur mes lâchages de chicken, tout le monde aura pu admirer mon superbe mime de l’étoile de mer lâchée en plein vol par le goéland avec un moment angulaire plus important que d’habitude ^^ Baptiste Cloarec est clairement celui qui aura remporté le coeur des spectateurs même s’il n’a pas réussi à trouver les rampes pour réitérer l’exploit du premier heat de la super session: premier push-forward posé de sa vie, suivi d’un énorme late, suivi d’un énorme backloop, et il devait y avoir un pushloop qui traînait dans un coin. Biosphérique, comme disait Colin. Nicolas Quemener aura posé le plus beau double du week-end, les nordistes notamment s’étaient chauffés pour ce move impressionnant et destructeur la veille à coups de pierre-feuille-ciseaux. Un immense bravo à tous, c’était juste énorme à regarder.

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Nico Quemener qui s’envole en double Photo: RLB

L’album est à savourer ICI.

CONCLUSION

Un grand merci au club qui aura passé un temps fou pour nous offrir ce championnat!!! C’était l’occasion de retrouver tout le monde et de voir les locaux et locales à l’oeuvre, encore de super rencontres et de bons moments 🙂 un grand bravo à tous et à toutes qui arrivez quand même à sublimer un Siouville onshore, nom de Zeus!! J’espère que Coraline sera d’attaque pour l’année prochaine, elle devait rager un peu de son lit d’hôpital…

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On t’attend Coco!!! Et les autres aussi! Gilles Leparquier

J’ai enchaîné les tôles en compet de vague pendant des années, tout-à-fait sciemment d’ailleurs: quand j’ai commencé je ne savais pas jiber, ça vous donne une idée. Mon objectif était de progresser plus que de gagner, pour faire comme les plus fortes: comme Nath, comme Alice… et comme les mecs aussi! Ca reste le résultat d’un instant T sur un spot S un jour J, qui n’enlève rien au niveau réel de personne, mais ça fait quand même du bien de remporter un titre, nom d’une vache. Même si après la super session je me sentais toujours aussi nulle qu’il y a 7 ans parce que je n’avais rien envoyé. Bref. Je m’autorise à être hyper contente pendant une durée indéterminée, il n’y a pas que l’échec qui motive dans la vie.

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Photo: Fabien Duboc
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Photo: Véro le Razer

En parlant de motivation, ça a commencé avec Antoine Albeau qui avait marchandé mon inscription contre un adaptateur RDM à la Perroche pour l’Oléron Wave Classic en 2012. Yann Sorlut a pris le relais l’année suivante en me croisant par hasard après une session side-on à Urville plutôt démoralisante. Il a suffit d’une phrase: « Tu te débrouilles pas mal en vague, tu devrais aller à l’AFF de la Torche » pour que je marche à fond. Ensuite c’est Nicolas Akgazciyan dont je participais à une clinic frontloop en 2016 qui m’a donné confiance pour aller me frotter à la PWA. Remporter le titre avec ces deux personnes-là réunies au même championnat en plus sur le podium, c’était fou, je le réalise après coup. Je me suis retenue de leur faire un câlin, ça sera pour la prochaine fois ^^ D’habitude je suis la première à relativiser en disant qu’il manquait unetelle, que j’ai eu de la chance, que je connais déjà le spot, que machin, mais pour une fois, je suis tellement fière d’avoir gagné!

Merci à tous 😉

Et je compte sur vous pour continuer à me mettre des coups de pied aux fesses pour le late cet hiver!!!

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Qui se chiait dessus pour les late? Hum? Photo RLB

PS: Un grand, grand merci à Fabien Duboc qui m’a shooté pendant la finale gagnante. C’est toujours un peu compliqué d’avoir des photos ou des videos, même en compétition, alors que c’est hyper important pour qu’on progresse. Quand on coure avec les mecs qui envoient dix fois plus, forcément, on n’est pas un dixième aussi spectaculaires qu’eux, mais avoir de l’image c’est crucial pour les sponsors (pour l’amour-propre ou le souvenir aussi ^^) et d’avoir un retour de ce qu’on fait sur l’eau pour pouvoir le corriger. Donc photographes amateurs ou pro, faites-vous plaisir pour shooter les windsurfeuses 😉

Si vous faites des shootings windsurf dans le Cotentin, n’hésitez pas à me contacter!!

4 réponses sur « Championne de France de vague 2019!! »

  1. La concentration avant d’aller sur l’eau , la détermination visible dans le regard, la puissance des vagues et du vent à maîtriser sont identiques femmes/hommes. Bravo à toutes les compétitrices engagées, et mention spéciale à la championne d’entre elles. Simplement Bravo. C’est hyper mérité.

    Aimé par 1 personne

    1. C’est bizarre qu’il n’y ait pas de correspondant local d’un magazine spécialisé sur place tu veux dire? ^^ J’espère que Janis a bien aimé ses premières sessions normandes :p

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